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  • : Le blog des lectures et écritures des élèves du collège Jolimont à Toulouse
  • Le blog des lectures et écritures des élèves du collège Jolimont à Toulouse
  • : Site de lecture-écriture, et d'apprentissage de l'info-documentation. Nadine Lanneau, prof documentaliste du collège Jolimont Toulouse
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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 11:39

Le groupe de 8 élèves de la classe d'accueil est venu à plusieurs reprises au CDI le vendredi après-midi, écrire ses comptes rendus de la visite en octobre à Toulouse au "Printemps de Septembre". Ces articles sont destinés au  numéro de "Jolimont's cool".
Les articles sont visibles sur le blog journal où le journal papier est en ligne en pdf. Cliquer.

Il s'agissait pour chaque élève de choisir un lieu ou un aspect des expositions pour que les textes une fois réunis donnent une vue d'ensemble. Les élèves ont tous apprécié cette sortie.

Vendredi 5 décembre, ils sont donc venus taper leurs textes sur les ordinateurs de la salle informatique. Nous n'avions pas eu accès jusque-là à cette salle et ils avaient écrit à la main.

J'ai donc repris les textes de chacun là où ils en étaient (voir sur les pages de ce blog) et après les ultimes corrections, les voici :


Mikaël

Aux Jacobins, j'ai fait une photo des vitraux. J'ai vu un chien, un lion, un avion.

Marius

A l'Espace Ecureuil: les néons

A l'Espace Ecureuil, j' ai vu la vidéo des néons qui tombaient. On a vu les grands écrans et on a vu les masques.

Abdelkader


La Place du Capitole

Sur la place du Capitole, j'ai regardé la Mairie. Il y a sur la place du Capitole, des drapeaux : le premier est celui de France, le second est orange avec un dessin, c'est le drapeau de la Région et le troisième, c'est le drapeau de l'Europe.


Munimeath et Koulouthoumi (a tapé sur traitement de texte)

Au Musée des Jacobins, j'ai vu les palmiers. Ils sont très hauts. J'ai beaucoup aimé les vitraux, la lumière. La lumière des vitraux était de toutes les couleurs : violet, orange, rouge, bleu. J'ai fait une photo des gargouilles. C'était un chien et un lion.

Ibra

Avec les copains, on est allés au Pont Neuf. On a regardé les petits poissons. Avec mes copains, on a vu un avion. Il descendait vers l'aéroport. On a vu un hôpital puis on est bien rentrés avec Mme Savignol. On a pris le métro.

Monalisa

On est allés voir le palmier des Jacobins, mardi 14 octobre 2008 à Toulouse.

C'est ce qui a été publié sur le journal.

La suite ci-dessous qu'elle a tapé est entièrement recopié à partir de mon texte de départ, ce qui n'était pas la règle. Donc, elle n'a pas été retenue. Mais cette élève est arrivée tard dans la classe et a du prendre le train en marche.


Sur les photos, on peut voir des vitraux, des piliers avec de la lumière. Dehors , en haut des murs, il y a des sculptures appelées gargouilles. Ce sont des animaux fantastiques qui font peur.


Dhuilaloudini


A l'Espace Ecureuil, j'ai vu la vidéo sur le chien. Il ne ressemblait pas aux chiens ordinaires. Il était extraordinaire avec ses yeux brillants.

 


 

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Published by N. Lanneau prof doc - dans classe d'accueil08-09
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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 09:58

Nous publions dans le journal "Jolimont's cool" dans l'article sur "La sortie au Printemps de Septembre" une photographie de Munimeath élève de la classe d'accueil, sur le palmier des Jacobins. Chaque élève a en effet pu prendre un élement qui l'intéressait. Voici toutes les photos qui n'ont pu être mises sur le journal. Il s'agit ici d'une autre écriture que l'écriture graphique mais c'en est quand même une.


Le Palmier des Jacobins - Photo Munimeath, classe d'accueil



L'orgue - Photo Marius



Les Palmiers des Jacobins et les vitraux - Photo Mikaël




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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 10:59
Les sixièmes vont participer à partir du lundi 24 novembre à l'exposition sur l'Europe à travers une recherche documentaire sur les espèces (animaux, plantes, humains) en voie de disparition ou disparus, et leur préservation en Europe.
Restitution :
Des  panneaux d'exposition
Des fiches rangées par ordre thématique dans un classeur
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 10:37

Une recherche documentaire va obligatoirement donner lieu à un travail d'écriture à la fin quel qu'il soit mais avec ses règles propres que l'élève apprend peu à peu "en faisant, en lisant, en écrivant" et en étant à la fin validé ou non, par ses pairs ou le public lors d'une expo : un dossier, un panneau d'exposition, un doc powerpoint, une vidéo, un simple exposé oral, etc. Suis-je lisible ? Suis-je compréhensible pour autrui ? Mon écriture quelle qu'elle soit (texte, image, son) a-t-elle répondu à mon questionnement de départ, ce qui m'a mis en branle, qui m'a poussé à agir ?

Car ce qui compte au départ, ce n'est pas l'outil de recherche quel qu'il soit et très souvent maintenant Internet, mais la ou les questions que l'on se pose après avoir analysé son sujet, son thème de recherche.

Et ce sera uniquement à ces questions précises que la recherche donnera une réponse s'il en existe une, après lecture des documents papier ou numériques avec ce questionnement toujours en tête. Et l'écriture alors est non pas une compilation insensée mais une reformulation où l'élève "y a mis du sien".
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 05:43
Dhuilaloudini. Ecrit sur l'Espace Ecureuil : la vidéo du chien

Texte non transmis - à retrouver (Où est-il ? Car D. l'a écrit devant nous, avec aides...)

Ma : Ecrit sur l'Espace Ecureuil : les néons
Je lui ai écrit le début : " A l'Espace Ecureuil, j'ai vu..."
et il a continué avec mon texte en retrouvant des mots ou expressions

"A l'Espace Ecureuil, j'ai vu la vidéo avec mes copains. On na vu les grande écrand et on na vu les maske."

Il a précisé ensuite

"A l'Espace Ecureuil, j'ai vu la vidéo les (puis corrigé :) des néons qui tombaient. On a vu les grande écrand et on a vu les maske."
Il faudra revenir sur certains mots qui n'étaient pas dans mon texte (écrans) mais Marius a accepté de regarder mon texte pour corriger "les masques".
J'ai fait l'erreur d'aller trop vite et de le renvoyer à mon texte pour "on na vu" et de ne pas lui faire expliciter son choix. On retrouve un autre élève qui a fait cette erreur (Ibra, voir plus bas).

M. : Ecrit sur le Musée des Jacobins (le palmier, les vitraux, les gargouilles)

Je lui ai écrit un début pour lancer l'écriture : "Au Musée des Jacobins" et elle continue avec l'aide de son professeur et de mon texte, puis seule :

"Au Musée des Jacobins, j'ai vu les palmiers. Ils sont très hauts. J'ai beaucoup aimé les vitraux, la lumière, la lumière des vitraux était de toutes les couleurs : violet, orange, rouge, bleu."

Elle a rajouté

"J'ai fait une photo des "gargouilles" : c'était un chien et un lion."

I. : Ecrit sur les Ponts et le quai de la Daurade,
les élèves de la classe d'accueil ne sont pas entrés dans l'Ecole des Beaux-Arts comme les 43 mais ont marché le long de la Garonne.

Je lui ai écrit  un début pour lancer l'écriture : "Avec mes copains, on est allés..."

"Avec les copains, on est allés au Pont Neuf on a regardé les petits poisson avec mai copains on na vue un avion il descendai on a vu le café on a vu aussi des petite poisson avec mes copins on' na vu un avion il descendait vers l'aéroport on' na vu hôpital. Puis on est bien rentrés chez nous et Mme. on'na vu aussi un personne il et balisu on'na vu le métro il n'y a eu personne de blessé ni personne de malade et on n'a perdu personne en route on a bien fini la visite.  " 
Cette écriture demandera une réflexion avec l'élève qui a fait un effort pour se décentrer de mon texte mais avec des mots dont l'orthographe n'est pas bien fixée "copains" et "copins". Il réutilise cependant à bon escient des mots et expressions de mon texte.
Elément de réflexion : "on na vue", "on a vu", "on a vu', "on'na vu", "on'na vu', "on'na vu", "on' na vu".

- la forme est recopiée comme il faut : "on a vu" de même "on a regardé" et d'autres
- la forme est la plupart écrite : "on' na vu". Ecrite peut-être sans regarder la forme orthographique. En prononçant, effectivement on entend "onavu" mais où placer une apostrophe dont on se souvient quand même parce qu'il l'a vue en lisant mon texte ? "on" il connait  donc il place cette apostrophe entre "on" et "na".
Des écritures différentes :  "on a regardé" (copie), quelques "on a vu" (copie), "on est bien rentrés" (copie), "il n'y a eu" (copie), "on a bien fini"  (copie).
Par une discussion avec Ibra, voir ce qu'il en est. Ne surtout pas en rester là et à une correction immédiate. Mettre en parallèle des expressions qui se ressemblent et d'autres différentes :
- on a vu
- on a regardé
- on est partis
- on est allés
- on a traversé
- on a entendu
- on a bien fini
- en trouver d'autres...

mais...
- il n'y a eu personne
- on n'a perdu personne

ce qui a pu induire en erreur, donc travailler ces correspondances entre mots ou non au niveau des micro-structures, faire un entraînement dessus systématique.




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Published by N. Lanneau prof doc - dans classe d'accueil08-09
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 05:01
Suite à la lecture de mon texte à partir du cahier des charges, j'ai demandé aux élèves de se choisir une partie qu'ils voudraient traiter pour que rassemblés, les différents morceaux fassent un article collectif sur la visite.
- Abdel : la Place du Capitole (à partir d'un texte écrit par sa cousine, suite à mon texte)
- Dhuilololoudini : la vidéo du chien de l'Espace Ecureuil
- Marius : la vidéo des néons, l'exposition sur les squelettes, les crânes, de l'Espace Ecureuil
- Munimeath : Le palmier des Jacobins, les gargouilles, les vitraux
- Monalise : la salle de musique
- Ibra : la fin de la visite, les Ponts

Ils ont écrit :

A.
Le texte de sa cousine

"Je suis V. la cousine d'A. Je n'ai écrit que ce qu'il m'a dit. Ce sont ses mots et ses phrases."

A. a donc décidé de demander de l'aide à sa cousine pendant les vacances. Je retranscris ce que sa cousine a écrit sur la place du Capitole dont le cahier des charges n'a pas parlé. Or, il voulait parler des drapeaux et il doit écrire dessus pour l'article :

Texte retranscrit par sa cousine qui a un peu amélioré semble-t-il.


"La place du Capitole
On est allés sur la Place du Capitole. On a vu la Mairie. Il y a sur la Mairie  trois drapeaux : le premier bleu-blanc-rouge, le drapeau de la France, le second rouge et un dessin blanc, le drapeau de la région Midi-Pyrénées, le troisième bleu avec des étoiles jaunes, le drapeau de l'Europe. La Croix occitane du drapeau de la Région est aussi dessinée par terre sur la place. Il y  a aussi des ronds, 12 avec dedans chaque signe du Zodiaque. Devant le théâtre du Capitole, à côté de la Mairie, il y avait le "Printemps de Septembre". En face de la Mairie, il y a des cafés sous les arcades. Et de l'autre côté, il y a le Mac Do.
Le Musée des Jacobins
On a vu une vieille porte, à l'entrée et à l'intérieur. Tous les murs sont en briques rouges, roses. Dedans, il y a des colonnes. On a vu des vitraux. C'est joli. Ca fait de la couleur quand la lumière passe au travers. Autour du cloître, en haut, il y a des gargouilles. Dans le cloître, il y a un jardin. Il y a aussi une salle de musique avec un haut-parleur qui diffuse de la musique.
Le Quai et les Ponts
On a vu la rivière la Garonne. Dans la Garonne, il  y a des poissons. Il y a un bateau qui fait café sur la rivière. On était sous le Pont-Neuf et après, on est montés dessus. Il y avait beaucoup de ponts. Il y a aussi un grand Hôpital avec à côté quelque chose qui ressemble à une parabole. Ona vu aussi l'Ecole des Beaux-Arts. La façade est jolie. Et on est rentrés."

A. ne comprenait pas la nécessité d'une réécriture personnelle, contrairement aux autres élèves qui ont accepté de prendre mon texte qui n'était nullement une retranscription de leur oral mais mon écriture personnelle à partir d'une réflexion commune sur ce que nous devions y mettre (la commande à l'adulte. Il ne voulait pas écrire
de texte personnel car le texte (de sa cousine) retranscrit de son oral était, de son point de vue déjà écrit ! Il estimait que ce texte n'était pas à réécrire : il l'avait dit, on l'avait écrit. Son projet cependant (puisqu'il fallait se choisir un angle d'attaque, et pour éviter que tous n'écrivent le même article) était "La Place du Capitole" :
Il a cependant essayé : à partir de mon amorce "Sur la place du Capitole, j'ai regardé..."

"La Place du Capitole
Sur la place du Capitole, j'ai regardé la Mairie. Il y a sur la place du Capitole des drapeaux de France, le second orange et un dessins."

En fait, il a transformé le texte de la cousine mais il a fallu du temps. Je vais discuter avec lui par rapport au cahier des charges. Il doit être capable d'y arriver. Je me demande si ça ne lui serait pas profitable de mettre directement sur l'ordi car il aime venir au CDI pour taper ses textes. Il écrit en ce moment un texte pour le journal pour présenter les pays d'origine de ses copains de classe. J'ai l'impression qu'il a du mal à écrire "en attaché" à la main. (A suivre...)

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 04:50
J'ai donc produit un texte en reprenant ce que nous avions dit pendant les échanges. Notre objectif : faire écrire des articles pour le prochain journal du collège, chaque élève se partageant le travail.

Mon texte proposé à la lecture, c'est moi qui lis  :
"Nous sommes les élèves de la classe d'accueil "Ensa". Nous nous appelons Munimeath, Marius, Anna-Maria, Abdelkader, Dhuilaloudini, Koumada, Ibra. Nous vous présentons la sortie à Toulouse mardi 14 octobre 2008 avec les 43. Mme. notre professeur de français, Mme. notre professeur d'Arts plastiques et Mme L., professeur documentaliste sont venus avec nous. On est allés au Printemps de Septembre et on a vu des expositions d'Art contemporain.
Au Capitole à l'Espace Ecureuil
Au Capitole, à l'Espace Ecureuil, ce qui nous a beaucoup plu, c'est la vidéo sur le chien. En effet, il ne ressemblait pas aux chiens ordinaires. Il était extraordinaire avec ses yeux qui luisaient, brillants comme de la lumière. Ils étaient lumineux. Le chien était gentil parce qu'il écoutait son maître et il avait une muselière qui l'empêchait de mordre ou de manger quelqu'un. Il ne pouvait pas aboyer et nous faire peur. Mais c'était aussi un pauvre chien pace que cette muselière l'empêchait de manger et de boire.
Marius a aimé une vidéo avec des néons qui tombaient sans arrêts et l'exposition avec les squelettes, des crânes et des masques.
En sortant, on a entendu des cloches qui sonnaient.
Le Musée des Jacobins.
Ensuite on est allés au Musée des Jacobins qui se trouve dans un monastère avec un cloître. Il est construit en briques de couleur ocre rose. On a vu des statues en haut des murs qui s'appellent des gargouilles : elles  représentent un lion, un chien.
Munimeath a fait une photo du palmier et des vitraux et Ibra aussi. Marius a photographié un orgue. Dhuilaloudini a photographié la statue d'un homme. Elle était magnifique. Abdel a pris les vitraux et les piliers pleins de lumière. La lumière venait des vitraux, elle était de toutes les couleurs : violet, orange, rouge et bleu. On a traversé le cloître avec les jardins et il y avait une salle on ça chantait. On entendait un piano qui jouait.
Au Quai de la Daurade sur le Pont Neuf
On est partis vers l'Ecole des Beaux-Arts. Les quatrièmes ont visité dedans une exposition et nous, on a regardé la Garonne au Pont-Neuf. On a vu une péniche avec des gens qui buvaient le café. Ibra a aperçu des petits poissons et d'autres comme Munimeath et Marius en ont vu de gros. Un avion est passé très bas, près de nous. Il descendait vers l'aéroport.
On est allés sur le Quai de la Daurade, on a vu plusieurs ponts : le Pont Neuf, le Pont St Pierre, le Pont St Michel et aussi un grand hôpital.
Puis on est bien rentrés chez nous. Mme. nous a accompagnés au métro. Il n'y a eu personne de blessé ni personne de    malade et on n'a perdu personne en route. On a bien fini la visite.



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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 03:58
Dans l'introduction au "Théo-prat' n°7 (extrait du livre 'L'enfant, le maître et la lecture" pp165-170) : La commande à l'adulte" en juin 2001, Jean Foucambert AFL (Association française pour la lecture) :

"Tout apprentissage linguistique, qu'il s'agisse de l'oral de sa langue maternelle, d'une langue étrangère ou de l'écrit, nécessite dès le début, des phases de production où l'apprenti met en oeuvre et, en quelque sorte, teste sur les "experts" qui l'environnent le système de la langue cible tel qu'il peut le construire, à un moment donné, par un traitement des faits linguistiques dont il est le destinataire. Tout message reçu est à la fois source d'une information factuelle et d'une information  linguistique et il est toujours traité dans la relation de ces deux niveaux. C'est, répétons-le, par le message qu'on accède au code. Encore faut-il que le message utilise ce code, et pas un autre. En d'autres termes, c'est bien parce que l'enfant est confronté à des messages écrits dont il ne peut être l'auteur qu'il va construire un système provisoire qui, pour lui, rend compte du fonctionnement actuel du code graphique, c'est-à-dire des opérations par lesquelles il traite le message reçu ; et c'est  bien parce que, à son tour, il produit qu'il met à l'épreuve ce système provisoire et le transorme à partir de retours d'information que provoque le message chez ses destinataires. (...)

(Résumé de la suite en fonction de ce que nous avons fait, le groupe de la classe d'accueil et moi, toujours à partir du texte de Jean Foucambert : citations) :
Discussion collective sur "quel texte avons-nous besoin pour relater... ? Ce qui signifie "s'interroger sur la raison d'écrire" et "définir les paramètres de la situation de production."
- Pourquoi écrire ? Pour faire un article dans le journal du collège et présenter notre sortie à Toulouse dans les musées d'Art contemporain lors du Festival du Printemps de Septembre 2008.
- A quel lecteur s'adresse-t-on ? Qu'a-t-il comme expérience du lieu où se déroule la scène ? Qu'est-ce qu'on veut lui faire partager ?
- Quelle forme serait la mieux adaptée à ce partage ? Ce texte pourrait ressembler à quoi ?  A quels autres textes ? Donc, on est allés voir dans les journaux du CDI, dans le journal du collège...
- Comment se différencie-t-il des autres textes ?
- Comment  peut-il commencer ? Finir ? Combien de personnages ?
- Est-ce qu'il y a des mots qu'on veut mettre ? D'autres à ne pas employer ?
"Tout cela, a, bien sûr, lieu à l'oral et l'adulte prend des notes à sa manière et si possible au tableau en organisant ces éléments en temes de contraintes. Puis, comme il est encor seul à pouvoir produire un texte écrit, commande lui est faite.
Quelques temps après, il revient avec une proposition, si possible deux, car la prise de tous ces paramètres peut donner lieu à des traitements différents, voire à des contre-propositions (...)
Lecture en sera faite, conduite différemment selon la compétence des enfants mais ce qu'il faut retenir, c'est l'angle d'entrée dans ces textes à partir d'un horizon d'attente clairement défini par le cahier des charges des paramètres de la situation de production. C'est donc précisément une lecture de l'écriture, de la mise en texte, du traitement spécifique que permet le langage écrit au-delà de ce que l'oral a permis d'explorer. Cette lecture est d'emblée critique et débouche nécessairement sur des reformulations, un retravail en commun du matériau disponible ici et dans des emprunts à d'autres textes déjà rencontrés. Là, encore, ce qu'il faut retenir, c'est l'intervention en écriture, des enfants sur un matériau textuel qu'ils n'auraient pu réunir seuls : ils sont directement associés à la manipulation d'un texte complexe en y intervenant aux endroits où ils estiment qu'il s'éloigne du projet initial ou parce que la réalisation fait apparaître que tel aspect de ce projet n'était pas judicieux. Ils rencontrent donc l'écriture par la réécriture, par la manipulation des textes, en s'associant à l'exercice socialisé de la raison graphique." Jean Foucambert.



"Pour communiquer avec les autres, je ne dis pas ce que je veux, je dis ce que je veux que les autres comprennent. Il faut donc toujours penser au lecteur absent.
L’article sera vu et non entendu. Il faut se mettre à la place du lecteur et écrire en s’imaginant lecteur du texte que l’on écrit.
Il faut faire un inventaire des contenus nécessaires au texte,imaginer à l’avance ce texte à produire. Il faut prendre des décisions concernant la présentation matérielle du texte, construire la maquette du texte.
Il faut remettre en question ce que l’on a produit, expérimenter d’autres formulations, d’autres présentations et comparer les effets obtenus, en relation avec les projets visés.

Un cahier des charges produit par les élèves. Puis écriture par les adultes. Retour aux élèves qui disent ce qu’ils pensent de ce qui a été produit. Ils font des hypothèses sur ce qui a été produit.

Un texte dit « écrit » résulte d’un travail d’écriture : a nécessité chez l’auteur une réflexion et des choix quant à l’organisation de l’ensemble des éléments en un tout cohérent et signifiant. Espace clos, langue contrainte en un espace défini qui se suffit à lui-même sur son support et dans le temps.
Nécessaire effort d’organisation pour construire l’objet d’une réflexion seulement initiée mentalement et le soumettre à d’autres sous une forme ou une autre.
L’auteur doit tenir compte de son futur lecteur : il anticipe certains des effets produits, facilite une certaine fluidité de la lecture mais demandant à son lecteur de contribuer à l’élaboration du sens (pour éviter d’avoir à tout dire mais aussi pour le rendre actif et provoquer son intérêt et sa réflexion).
L’auteur tire parti des potentialités de la langue : dire explicitement certaines choses (raconter une histoire, la fabula d’Umberto Ecco) tout en visant une réflexion plus large, un dialogue sur une proposition du monde (Paul Ricoeur) un échange de points de vue (J.Foucambert) C’est l’aspect implicite du texte qui nécessite des compétences approfondies et remarquables qui se construisent pas l’expérience du dit et du non-dit, du premier et des multiples degrés.
L’auteur de textes écrits sait aussi que le monde de l’écrit est un vivier de références intertextuelles.
Le texte est un dispositif spatial dont le lecteur peut disposer à loisir : ce fait transforme ce contenu de pensée (de l’auteur) en un objet de pensée pour le lecteur, pensée démultipliée par les possibilités de relecture que permet la permanence de l’écrit.

Ecriture de l’élève : on intègre ce qu’il a écrit dans un projet plus vaste, on accueille sa production, on la reconnaît et on la valorise pour et parce qu’elle entre dans une production sociale collective. On a le droit de reformuler ce qu’a écrit maladroitement l’élève si ce doit être publié dans le journal.

Les élèves des classes-lecture de Bessièges écrivent un journal quotidien. Après une préparation collective dans le comité de rédaction, les enfants écrivent, aussi bien qu’ils le peuvent, chacun un article. Les adultes, responsables du journal prennent le texte dans l’état où il se trouve et chacun le travaille pour lui donner le maximum d’efficacité sans trahir l’intention qu’ils perçoivent que l’enfant a choisie ni les moyens qu’il a utilisés. Ce qui paraît le lendemain, magnifié par une mise en page professionnelle, c’est bien le produit d’un groupe de compétences hétérogènes.
Un travail est alors entrepris pour comparer, entre leurs auteurs, l’état 1 et l’état 2 : les techniques se justifient quand l’enfant analyse le décalage entre l’endroit où il s’est arrêté et le chemin que l’adulte a encore parcouru. C’est dans cet espace que se trouve le sens des savoirs nouveaux à acquérir dont on observe les intentions et les effets avant de pouvoir vraiment ls mettre en œuvre mais en les voyant mis en œuvre, en jugeant sur pièce leur efficacité, non comme des modèles mais comme des tentatives.
Les techniques ne sont pas en concurrence avec la spontanéité et la libre expression de l’enfant dès lors que le résultat de leur mise en œuvre est donné à juger à l’enfant lui-même par référence à l’intention qu’il avait initialement. Comme le peintre qui retouche telle perspective, tel fond, tel rapport de couleurs pour libérer l’intention qu’il a sentie chez son élève, et qui en parle « sur pièce » avec lui tant la technique ne vaut que ce que vaut le projet réel de dire. Idem pour le professeur de musique au conservatoire."


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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 07:39
Formation en info-documentation.
Jusqu'aux vacances :
- repérage dans le CDI, les lieux, la signalétique, BCDI en titres et auteurs de fiction
    la signalétique :
les livres de fiction, les livres documentaires mais pas une étude détaillée : la cote, savoir que les livres sont classés selon un système (Dewey) mais que l'on n'a pas besoin de l'apprendre. Les élèves l'apprendront en pratiquant les recherches documentaires en situation, donc trouver des professeurs pour travailler en partenariat dès la rentrée de novembre
   BCDI
pour l'instant : recherche en titres, auteurs pour trouver un livre de fiction. La recherche en thème se fera  à l'occasion des recherches documentaires
- lecture : prêt de livres, discussion sur les livres, présentations,
- écriture : "Comment je me vois en train de lire"


Où en sont les classes ?

Dès la rentrée

- écriture sur le blog (comme proposé par Azzedine) des écrits sur "Comment je me vois en train d'écrire" qui amènera à réécritures. Proposition aux élèves volontaires, les autres pourront se choisir autre chose
- les correspondants CDI connaissent leur rôle pendant les études, en heures de vie de classe et réunion du jeudi 13h : occasion pour eux d'expérimenter les cotes en les fabriquant avec la titreuse et la signalétique en participant à son élaboration. On peut imaginer qu'ils fabriquent un petit livret pour les autres classes à partir du plan, du toucan :  un petit commentaire de présentation


Les correspondants CDI :

- Jusqu'à maintenant, réunions le jeudi à 13h : d'abord des sixièmes se sont inscrits ; puis arrêt car problèmes de coordination avec la Vie scolaire, les élèves n'avaient pas fini de manger ; puis réorganisation et inscription de nouveaux élèves (cinquièmes, quatrièmes, troisièmes). Difficultés liées cette année à un nouvel emploi qui compresse le temps scolaire, avec des entrées tardives le matin et des départs hâtifs l'après-midi.
- Un secrétaire se propose à chaque séance pour prendre en notes dans un cahier ce qui se dit, les décisions prises. Ce cahier est relu à la séance suivante et on décide collectivement si on adopte ce cr ou pas (comme en réunions dans la vraie vie, CA, etc.) Apprentissage de la citoyenneté (cf. Le Projet d'établissement) et apprentissage en situation de l'écriture.
- Les actions :
couverture de livres, cotes, rangement de périodiques et archivage
le Prix des Incorruptibles : communiquer par affiches, dans le collège, dans les classes (nécessitera d'avoir compris le fonctionnement, d'avoir lu les docs envoyés, la Charte des Incorruptibles).
Certains livres ont été couverts, cotés par plusieurs élèves correspondants ou pas (pendant les permanences par exemple)

L'expo sur l'Europe actuellement jusqu'en décembre-mi-janvier


- les échanges lors des voyages en Allemagne et Espagne l'an dernier : panneaux faits en classe en septembre, actuellement installés dans l'Espace culturel : quatrième européenne et classes d'allemand
- une expo de panneaux réalisés en Arts plastiques par les trois 4°sur le thème de la guerre à partir du tableau de Goya "Tres de Mayo" : l'occupation de l'Espagne par Napoléon début XIX°. Dessins à l'encre de chine.
- une expo dans le CDI : documents sur l'Europe puis sur le développement durable, la Fête de la Science ayant lieu en nov en lien avec l'Europe "La Terre et l'Europe" : faire participer les cinquièmes et les sixièmes en svt et physique
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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 05:38
"Comment je me vois en train de lire" : tel est le titre que j'ai donné à cette évaluation de début d'année pour cerner les représentations des élèves en matière de lecture et pour qu'ils réfléchissent par l'écrit sur leurs conceptions.

Texte distribué à chaque élève qui devait lire silencieusement puis réfléchir, à la lecture de ces propositions :

Nom, prénom, classe :
Bibliothèque fréquentée en primaire :
-    celle de l’école (BCD)
-    celle du quartier (écrire son nom) :
-    celle fréquentée cette année :


Comment je me vois en train de lire

Voici deux textes de deux élèves de ton âge qui vont entrer en sixième et qui parlent de leur manière de lire :


Choisir un livre
« Au début, je m’approche toujours des BD que je connais. Je ne lis pas trop de romans parce que j’aime bien lire les livres deux fois. La première, je survole les dessins et les petites bulles et la deuxième, je regarde en détail et je lis les grosses bulles. Un roman, je trouve que c’est trop long ! »
Matthias

Comment je lis
« Je me mets dans la peau d’un personnage pour comprendre l’histoire, et souvent, les images m’aident. Je lis différemment une BD qu’un roman. Quand je lis  une BD, je sais comment est le personnage car je vois des images de lui. Je sais aussi son caractère en voyant les images, et aussi le texte. Par contre, dans un roman, même si parfois il y a des images, c’est moi qui imagine le personnage d’après les descriptions du texte. Certains livres, comme les documentaires, ont des photos. Ils racontent parfois une histoire, mais alors, elle est vraie. Il y a souvent beaucoup plus d’images que de texte expliquant l’image. »
Medhi


Consigne :
    Essaie toi aussi d’écrire comme Matthias et Medhi pour nous dire comment tu envisages la lecture. Tu peux t’inspirer de ce qu’ils disent. Tu ne recopies pas tout leur texte mais tu peux reprendre leurs idées, en les approuvant ou au contraire en apportant des modifications. Tu peux dire aussi comment tu aimes t’installer pour lire et tu peux citer un ou deux titres qui t’ont marqué(e).

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